Chapitre 14

Chapitre 14
Salut! Me voila pour ma petite visite de semaine!!! Je suis juste la pour vous annoncer la suite mais vous le voyez déjà! J'espère que cela vous plaira!!!

Tom
Bill
Franck
Andréas
Les autres

Je crois bien que c'est la meilleure nuit que j'ai passé depuis longtemps. Pas un seul sursaut durant la nuit. J'ai dormi comme un bébé. J'ai rêvé sans interruption de Bill. J'ai toujours un peu honte de l'avouer. Mais maintenant que l'on s'entend mieux, n'allons pas tout gâché. C'est comme si j'avais oublié toute la ranc½ur que j'avais contre lui. Elle n'était peut-être pas valable aussi... J'ai juste décidé de ne plus me casser la tête sur ça. C'est du passé et je suis au présent ! Alors debout Tomi !
Je me lève et direction les toilettes. J'en peux plus, je veux faire pipi ! Oh non c'est pas viril ça ! Je veux pisser ! Je cours ! Comme la maladie d'amour ! Je sais, c'est nul, mais c'est que le matin ! Je me chauffe ! Enfin... Les toilettes à bas bord ! Hallelujah !


*Ha ! Pipi !*

Je suis vraiment à la ramasse ce matin. Je dois me ressaisir ! Je sors des chiottes après avoir tirer la chasse bien sûr. Je suis peut être atteint de folie passagère mais je ne suis pas crade ! Je retourne à ma chambre pour m'habiller. Un tee-shirt toujours aussi large que d'habitude, mon bagguy qui n'a pas rétrécie, une casquette blanche avec son bandeau assorti ! Je fais tout par paire pardi ! Je passe mes dreads dedans, les serre au maximum, je vérifie que Popole est encore là, on ne s'est jamais, et je descends déjeuner ! Ce n'est pas que j'ai faim mais un peu !

Mon dieu, j'aurai dut resté en haut. Franck tire une tronche de trois mètres de long. Il me regarde comme s'il voulait me manger ! Et oui c'est parce que je suis beau ! C'est également car il n'a pas dut digérer la petite surprise d'hier ! A cette pensée, je m'étouffe avec un corn-flakes. Je repense à ce que m'a dit Bill la veille. Il a été collé pour être avec moi ! Je devrais avoir les nerfs et la peur au ventre mais la je suis plutôt content ! Ca peut être drôle ! Et ça ne veut pas dire que je ne pourrais pas le martyriser ! Je suis un génie ! Franck me sort de mes pensées. Fais chié lui !

Franck : « Au lieu de te goinfrer, va chercher Bill, sinon vous allez être en retard ! »
Tom (se levant) : « Je ne suis pas ton fils, tu n'as pas à me parler comme ça ! »
Franck : « C'est tout comme ! »

Qu'est-ce qu'il voulait dire par là lui ? Oh je m'en fous, je ne sais toujours pas réfléchir alors ! La porte de la chambre de Bill est ouverte, c'est qu'il doit être debout. J'y pénètre [Héhéhéhé!] doucement. Une petite frayeur de bon matin, ça réveille ! Pourtant, il n'y a personne. A côté, l'eau coule, il doit être dans la douche. Pensée cochonne à la rescousse ! J'ai pas honte moi ? J'efface les images de Bill nu, Bill se caressant, Bill se branlant... STOP ! Je déraille ! Voilà c'est fait ! Paris Hilton à poil, Paris Hilton avec moi dans le lit, Bill me caressant...

*Haaaaaaaaaaa !*

Il me faut au moins cinq minutes pour ne plus imaginer Bill sans son faltar qui moule tellement bien son beau postérieur ! Je suis intraitable. Il me rend fou lui aussi. Bon, fouillons un peu à la recherche d'éléments compromettants sur Bill ! Des albums de chanteurs de rock, des DVD live, des bombes de laques en pagaille, des bagues et tout le tatouin qui va avec. C'est rien d'intéressant. Mais là, tout à coup, au bout de son bureau apparaît devant mes yeux, un objet fabuleux ! Son portable ! C'est l'Eldorado ! Je m'y approche à pas de loup et l'ouvre. Je reste choqué ! Une photo d'un mec à poil ! Mais bien à poil ! Je crois que c'est un rugbyman français, qui a fait des photos chocs pour un calendrier. Son prénom David Skrela [ lol j'ai pas pu m'en empêcher ! ] Bill est un fou d'avoir ça dans son portable, comme ces français. C'est choquant ! Mais le pire reste à venir. Son portable vibre dans mes mains, comme un vibro-masseur ! J'espère qu'il n'a pas une double fonction ce portable ! Enfin bref ! Il vient de recevoir un message ! Et moi dans ma grande curiosité, je le lis ! Mais je n'aurais pas dut. C'est un message d'Andréas.

« Mon Billou ! Je t'attends devant la salle informatique,
on a tous cours de gestion dans la même salle. A toute à l'heure !
Je me languis de te voir ! Bisous partout Andy ! »

Comment ça « bisous partout » et « Billou » c'est mon surnom ça ! Je ne le supporte plus celui-là ! Mon sang se surchauffe là, je vais faire un meurtre ! Je pose violemment le portable sur le bureau. Mais j'y suis tellement allé avec le dos de la cuillère qu'il tombe sur le sol. La coque d'un côté et la puce de l'autre.

*Fais chié*

Je me mets à genoux pour le rassembler. Je n'ai pas fait attention que l'eau s'arrête de couler dans la salle de bain. Bill va arriver. Je ramasse les pièces détachées du portable quand mes yeux se posent sur une feuille de papier chiffonnée. J'y reconnais l'écriture de Bill que j'avais déjà vu sur une de ses copies de cours. Il avait sûrement raté la poubelle. Je regarde autour de moi, je suis encore seul. Je vais vers le lit et m'y assois. Je lis les premières lignes. C'est touchant...

In mir
Wird es langsam kalt
Wie lang
Können wir beide hier noch sein

Bleib hier
die Schatten wollen mich holen
Doch wenn wir gehen
Dann gehen wir nur zu zweit

Du bist
Alles was ich bin
Und alles was durch meine Adern fließt
Immer werden wir uns tragen
Egal wohin wir fahren
Egal wie tief

Refrain:
Ich will da nicht allein sein
Lass uns gemeinsam
In die Nacht
Irgendwann wird es Zeit sein
Lass uns gemeinsam
In die Nacht.


Une chanson... J'en ai les frissons tellement elle est magnifique. Je ne savais pas que Bill avait un tel don pour l'écriture. Je suis totalement emporté dans ma lecture même si ce n'est pas vraiment mon style de chanson. Je m'apprêtais à commencer la deuxième partie quand on m'arrache la feuille des mains. Je vois Bill devant moi, il me fixe et il n'a pas l'air content de me voir là.

Bill
: « Tu veux quoi ma photo ? »
Tom (gêné) : « Non, enfin oui, enfin non. Je venais te chercher car on doit y aller. »
Bill : « Et c'est pour ça que tu fouilles dans mes affaires et que tu touches à mon portable !? »
Tom (se levant) : « Excuses-moi Bill. Je n'aurai pas dut rentrer. Pardon... »

Je sors de la pièce. J'ai le c½ur qui bat vite, très vite. Je me suis bien fait cassé là, mais je n'ai rien pu répondre. Je crois que c'est sa tenue d'Adam ou d'Eve comme on préfère qui m'a bloqué. Eh oui, Bill était pratiquement à poil. J'ai peut-être abusé dans la comparaison mais ce n'est pas sa petite serviette qui va me faire changer d'avis. J'en suis tout émoustillé. C'est seulement « Waouh » Il est magnifique. Mais je suis plus normale moi. Là, je suis dans un bon état et je suis attiré par Bill. Je me fais peur à moi-même. C'est juste une mauvaise période...

Bill est sortie de sa chambre quinze minutes plus tard. Il ne m'a rien dit, même pas un regard ni un geste. Il est resté impassible. Je suis bien d'accord qu'il n'est pas apprécié mon invasion dans sa chambre. Mais de là à me faire la tronche, c'est puéril. Le fait qu'on doive encore aller au lycée à pieds ne va pas arranger les choses. Il est devant, soit au téléphone avec son Pierrot ou il envoie des messages à Pierre, Paul ou Jacques. Il m'énerve ! S'il croit qu'il va me laisser comme ça, il se met le doigt dans l'½il bien profond, tellement qu'il ressort de l'autre côté. Mais pas plus de détails. Je le rattrape et me mets devant lui.

Tom : « T'arrêtes de faire le gamin là ? »
Bill (l'ignorant) : « Je vais être en retard si ça continu... »
Tom : « Mais t'es vraiment trop con ! J'ai jamais vu ça ! Tu te vexes pour un rien ! »
Bill (haussant la voix) : « Pour rien ? Tu as fouillé dans mes affaires Tom ! Tu sais ce que c'est qu'un jardin secret ? »
Tom : « Mais ça va, il n'y a pas mort d'homme ! J'ai juste fait tombé ton portable et j'ai trouvé ce texte ! J'ai pas lu ton journal intime non plus ! »
Bill : « C'est tout comme ! Je m'exprime moi dans mes chansons ! Tu n'avais pas à y toucher ! »
Tom : « C'est bon, je m'excuse, t'es content ? Et en plus, les paroles étaient touchantes, mais je ne suis au courant de rien. Comme ça t'es de bonne humeur ! »

Je fais des grands gestes. C'est toujours comme ça quand je suis énervé ! J'ai sûrement une tronche affreuse comme ça mais il m'a mis les nerfs là. Je le laisse en plan derrière moi. Il n'a qu'à pas me casser les couilles et tout ira mieux. Malgré tout, j'entends déjà ses pas derrière moi. Il court. Je souris intérieurement, il ne peut pas se passer de moi. Je le sens derrière mon dos. Et là, il saisit ma main doucement. Je ne le repousse pas, je l'aide presque.

Bill (murmurant) : « Pardon... Je me suis emporté. »
Tom : « Ce n'est rien... »

On continue tous les deux jusqu'au lycée. Je ne sais pas ce qu'on est tous les deux. Des amis ? Des faux ennemis ? Des amants ? C'est trop compliqué pour moi. Profitons du moment présent car si pour le moment je suis tout gentil avec lui, cependant, mon côté de pseudo racaille n'a pas totalement disparue...

On est arrivé au lycée. Tom m'a lâché quelques mètres plus tôt. De toute manière, s'il croit qu'il va décider lui-même comment se passeront les choses, ils se gourent mais complètement. On discute en rigolant. Andréas n'était pas devant le lycée. Il est peut-être malade. Je l'appellerais après mes quatre heures de gestion. Cela ne presse pas. Aujourd'hui est un grand jour, comme tous les premiers mercredi de chaque mois, j'ai cours avec la classe de Tom. Quand j'y repense, malgré ça, on ne s'était jamais parlé ni même regardé. Il me dégoûté et moi aussi. Ce qu'on a pu être con quand même... Mais là, tout va mieux dans le meilleur des mondes, alors profitons-en !

On arrive devant la salle informatique en plein dans un fou rire après que Tom est refait une fille durant l'acte. C'était très drôle. Mais j'arrête de rire quand je vois Andy plantait très méchamment son regard sur moi. Sûrement car Tom a une main dans mon dos. Je donne un coup de bassin pas très exagéré quand même pour que Tom me lâche. Il fronce les sourcils et quand il voit Andy il maronne.

Tom : « Bon à ce soir la tapette ! En salle de colle ! »

Il me sourit et rejoint Gustav qui parle avec Georg à l'autre bout du couloir. Il a sa démarche de caïd mais ça le rend que plus beau. J'arrête de le reluquer car Andy va péter un câble, je le sens. Allez Bill, tout sourire...

Bill : « Coucou mon chéri ! »

J'essai de l'embrasser mais il recule. J'suis pas dans la merde...

Andréas (mécontent) : « Qu'est-ce que tu foutais avec lui ? »
Bill : « Je te rappelle que j'habite avec lui ! »
Andréas : « Prends moi pour un con va ! Il te touchait ! »
Bill (s'énervant) : « Et alors ? J'ai rien fait de mal ! Tu devrais être content que l'on s'entende mieux ! »
Andréas : « C'est sur, après tout ce qu'il t'a fait, il faut être clément ! C'est les trucs de gamin ça ! »
Bill : « Je fais ce que je veux de ma vie ! C'est pas toi qui décide ! Et je ne suis pas ton exclusivité Andréas. J'ai toujours été indépendant, je vais pas changer maintenant et ni pour toi ! »

Je pars et m'appuie contre la porte. Il m'insupporte là, c'est pour ça que je n'aime pas les relations de longue durée. Moi j'aime ma liberté ! Je ne le regarde même plus. Quand il aura compris que je ne lui appartiens pas, j'oublierais son imbécillité.

La prof arrive quelques minutes plus tard. Je fonce au fond près du radiateur et je m'assois lourdement. Pierre me rejoint. Il a un truc sur le nez car Tom lui a cassé. Maintenant j'en rigole. Une fille toute moche s'assoit de l'autre côté. Andréas est avec des gars de sa classe et Tom est entouré de tous les poufs des deux classes. Ca me fait monter ma tension. Je frise la crise cardiaque. Je ne le regarde plus et ça ira. Je n'ai que trois heures à attendre, ça devrait aller !

Je vais mourir ! Pourquoi le temps défile si lentement ? Ca fait à peine une heure qu'on est enfermé là. Et je craque ! Entre Pierre qui rumine sur sa déception amoureuse et la fille prénommée Lisa qui pue à trois kilomètres à la ronde, c'est la catastrophe naturelle. Par contre Tom lui, s'éclate ! Je crois si j'ai bien compté que c'est la cinquième fille qu'il embrasse ! Mais pas que des petits bisous. Néanmoins je n'en suis pas sûr car je le regarde du coin de l'½il. Il a de la chance que cette prof soit aveugle et qu'elle dorme pendant les cours. Sinon, il se ferait défoncé ! Ca serait excitant même si ce n'est pas de cette façon que ça l'est vraiment ! J'en ai marre de le regarder car je suis entrain de développer mon désir de le violer sur place. Alors, je cherche un moyen de me distraire, et je le trouve rapidement. Ca fait longtemps que je ne me suis pas connecté à mon forum musical. C'est parti pour un tour !

Achevez moi ! Il n'y a personne, je craque ! Je vous en pris si Dieu existe, quelqu'un ! Mais Dieu n'existe pas pour moi ! Où est la corde ? Où est la falaise ? Où est le bûché ? Je crois que le suicide est la seule solution. Et là, mon sauveur ! Un nouveau connecté ! Je suis heureux ! Même si je ne le connais pas. Mais le nom me dit quelque chose. « Rock-dans-l-âme » Ca me revient, c'est le nouvel inscrit d'il y a quelque temps. Tant pis, il faut bien se distraire. Je me connecte en tant que « Nena-Für-Immer » et c'est parti !

N-f-i : « Salut ! Je ne te dérange pas ? »
R-d-l-â : « Hey ! Non ne t'inquiètes pas ! »
N-f-i : « Ok ! J'ai vu que tu étais un nouvel arrivant ! Alors fan de rock ? »
R-d-l-â : « Entre autre, sinon je ne serais pas là ! »
N-f-i: « Oui c'est sûr ! Mais qui sait peut-être que tu t'es perdu en chemin ! »
R-d-l-â : « Non ! Je ne suis pas aussi con quand même lol ! »
N-f-i : « On ne sait jamais ! Pourquoi ce pseudo ? »
R-d-l-â : « Tu ne serais pas un curieux toi ? »
N-f-i : « Ca se voit tant que ça lol ? »
R-d-l-â : « Assez ! Pour répondre à ta question, c'est juste que j'aime beaucoup le rock mais que ça ne va pas du tout avec ma personnalité ! On va dire, que je préfère en jouer ! »
N-f-i : « C'est bien ce que je pensais, t'es un rockeur refoulé XD ! »
R-d-l-â : « Si tu veux ! Non mais c'est vraiment trop bien à jouer le rock, avoir une guitare entre les mains, c'est encore mieux qu'un orgasme ! »
N-f-i : « C'est que tu es direct dis-moi ! »

J'ai continué de parler avec lui pendant plus de deux heures trente. J'ai appris qu'il vivait dans une famille recomposée près de Leipzig. Apparemment, on se ressemble car lui aussi a du mal avec sa nouvelle famille, surtout avec le fils du petit ami à sa mère. Moi je ne lui ai pas dit que je vivais à Berlin, mais plutôt à Hambourg. Sur le reste, je n'ai pas mentit. Je ne veux juste qu'il ne sache pas dans quelle ville me trouver. On n'est jamais sûr de savoir si les gens que l'on rencontre sont bien ou non. Si jamais je tombe sur un pervers ou un gros frustré au niveau du cul, il ne pourra pas me retrouver ! Il m'a également dit qu'il jouait de la guitare depuis plus de dix ans. Il doit être trop fort alors. Moi, je n'ai pas osé lui parler des chansons que j'écris, j'ai toujours peur de la moquerie à ce sujet. Là, on parle de notre vie sentimentale enfin surtout lui. Il me dit qu'il n'est jamais tombé vraiment amoureux malgré toutes ses conquêtes. Il a pourtant l'air bien dans sa peau. Quoique, il en parle timidement comme s'il avait peur des sentiments amoureux. C'est tout le contraire de Tom... Si seulement il pouvait être comme ça lui. Tout serait plus simple...

R-d-l-â : « Et toi, t'as quelqu'un dans ta vie ? »

La question que je voulais éviter. Mais là par contre Dieu existe. La prof de gestion se réveille. Je dois vite quitter, je ne veux pas d'autres heures de colle.

N-f-i : « Désolé, je dois y allé ! Content d'avoir parlé avec toi ! A la prochaine ! Bonne journée ! »
R-d-l-â : « Pas de souci ! Je devais y aller aussi ! Bisous mec ! »

Il se déconnecte... Je ferme la page et me remets à mon soi-disant travail. J'ai bien aimé parler avec lui. J'espère bientôt le revoir. On a toujours besoin d'un confident qui ne nous connaît pas...

J'en ai ma claque. Ca fait plus de trois heures qu'on est là et je m'ennuis. Il n'y a personne à faire chier... C'est trop triste ! Je me tourne pour regarder toute la salle. Les filles se font les ongles et mes potes reluquent leur cul. S'ils savaient que je l'ai toutes baisées, ils seraient verts ! Mes yeux se posent ensuite sur Andréas. Il regarde Bill qui est à l'autre bout. Tiens tiens, ils sont en froid ? C'est intéressant ! Je me lève et me dirige vers Bill. Il est à fond dans sa gestion. Il a légèrement la bouche ouverte car il réfléchit. Il est beau comme ça ! Je tire une chaise et m'assois près de lui. Je pose ma main sur sa cuisse, il sursaute !

Tom : « Coucou ma tapette ! »
Bill (ne le regardant pas) : « Tu veux quoi ? »
Tom : « Je sais pas, je m'ennuyais tout seul là-bas ! »
Bill (jalousement) : « Tu n'as qu'à bécoter les filles, leur tenir la main, elles n'attendent que ça ! »
Tom (chuchotant à l'oreille) : « Je préfère quand c'est toi qui me l'as tient ! »

Il rougit ! Trop mignon ! Ma main est toujours sur sa cuisse. Je la descends doucement, je vois qu'il est de plus en plus mal à l'aise.

Bill : « Ca t'amuse de faire ça hein ?! »
Tom : « Tu as tout compris ! »
Bill : « Tu devrais arrêter avant que je te saute dessus ! »

Je rigole, lève ma main et me mets debout. Mais je positionne ma tête à coté de la sienne. Du coin de l'½il je vois Andréas qui est sur le point de se lever. C'est un jeu dangereux mais c'est plutôt drôle !

Tom : « On se retrouve tout à l'heure en colle ! Prépare-toi ! »

Je le laisse en plan. Je n'ai rien de prévu pour ce soir. Pourtant, les mots sont sortis tout seul. Depuis hier soir, j'agis inconsciemment mais cela me plait. Parfois, on se perd un peu entre les sentiments et les actes. Mais ce qui est sûr, c'est que c'est impossible que je sois amoureux de Bill, impossible...

Alors??!!!! A samedi!

!La suite dans 160 coms!

# Posté le mercredi 16 janvier 2008 07:45

Chapitre 15

Chapitre 15
Hey! Comment ca va bien? Alors votre semaine? Bien ou bien?! Donc nous sommes samedi est c'est le jour du chapitre XD ! Bonne lecture et encore merci à vous tous de me lire!

Bill
Tom
Andréas

Je suis crevé... Il est bientôt sept heures et je suis encore au lycée. J'ai été con de me faire coller juste pour faire chier Tom. De plus mon premier plan tombe à l'eau car il est content que je sois là. Mais ce n'est pas grave, je trouverais toujours un moyen de le faire enrager. On s'entend mieux, c'est plaisant. Mais je m'ennuie un peu. On est vraiment jamais content de ce qu'on a. Je suis devant la salle. La vieille chouette n'est pas encore là. Je m'assois par terre comme un clochard et sort mon I-Pod. J'écoute un peu tout ce qui y passe. Mais je ne peux pas trop en profiter car on me marche sur le pied. Je suis près à parier que c'est Tom !

Bill (sans lever les yeux) : « Tomi, t'en a mis du temps ! »
?? : « Désolé de te décevoir mais c'est pas Tomi ! »

Oups, cette voix énervée et narcissique n'est pas Tom mais Andréas. Je lui souris gêné, lui il me fusille du regard. Il ne va pas commencer à m'énerver encore !

Bill (durement) : « Si tu viens pour me les briser, tu te casses Andy ! »
Andréas : « Comment veux-tu que je reste tranquille alors que l'autre con te tripote ! »
Bill : « Il ne me tripote pas, je ne suis pas une pute ! Avoir un copain ultra jaloux, ce n'est pas du tout mon genre ! »
Andréas : « Et moi un copain volage non plus ! »

C'est à mon tour de le tuer du regard. Il dépasse les bornes de ce que je peux supporter là !

Bill (se levant) : « Si tu ne peux pas supporter que mes amis me touchent, tu gicles ! »
Andréas : « Mais lui, ce n'est pas ton ami, tu sais comment il est ! »
Bill : « Peut-être, mais il n'est pas gay ! »
Andréas : « Je te rappelle que je ne le suis pas moi non plus ! Mais toi tu es spécial, alors qui sais s'il ne peut pas craquer ?! »

Tom craquer pour moi ?? Mes joues sont en feu. Mon c½ur palpite et mes membres tremblent. Je crois que j'ai un peu peur là ! Je dois me ressaisir, je fais n'importe quoi. C'est Andy qui a raison. Je m'approche de lui en le regardant désolé. Il acquiesce d'un geste de la tête. Pas besoin de mots entre nous. Je ne dois pas tout gâcher. Je l'embrasse amoureusement. Et juste quand je ferme les yeux pour profiter pleinement de ce baiser, je vois Tom qui nous regarde. Il retourne sur ses pas. J'en ai le c½ur déchiré...

Madame Khôl m'a ouvert la porte il y a dix minutes. Tom n'est toujours pas là. Elle m'a dit que si à la demie, il ne venait toujours pas, de venir la chercher dans la salle des profs. Aussi non, elle reviendrait à 22 heures pour nous libérer. Je m'assois et attends.
La demie est déjà là, mais Tom non. Je crois que je dois aller chercher la vieille. Je me lève et ouvre la porte. Je tombe nez à nez avec Tom. Il n'a plus sa casquette, ses dreads sont détachées, son tee-shirt est hors de son pantalon et il a plein de rouge à lèvres sur les joues et dans le cou. Je suis dégoûté car j'ai de suite compris ce qu'il avait fait. Et une fille de plus sur son tableau de chasse...


Bill est assis devant moi, il ne dit rien et c'est comme ça depuis dix minutes. Il a la tête posée sur la table. Je revois encore le regard qu'il m'a lancé quand je suis arrivé. Il était dégoûté, triste et surpris. Mais il n'a rien dit, il est parti s'asseoir et il a sortit son boulot. C'est vrai que je n'étais pas très présentable. J'étais avec une fille dans les vestiaires quand j'ai vu l'heure. Je n'ai pas pris le temps de me rhabiller correctement, sous peine d'être encore plus en retard. Je conçois donc qu'il soit choqué, mais de là à me faire la tronche. Je ne comprends plus rien. Tentons une légère approche.

Tom : « Tu fais quoi Bill ? »

Il ne me répond pas. Essayons encore.

Tom : « On se fait chier ici hein ? »

Toujours rien. Je m'énerve ça y est ! Il se fout de ma gueule là ! Il est pas possible ce gars. Il pense qu'à son nombril. Très bien Bill, fais la gueule ! Je te parle plus ! Je me balance sur la chaise et j'attends, il va bien réagir un jour ! Quand même !
Eh ben non, je me suis gouré. Au bout de dix minutes, il n'a toujours pas réagit. Très bien ! Je vais le faire chier jusqu'à ce qu'il me réponde.


Tom : « Il est moche Andréas en ce moment, il devrait aller chez le coiffeur et refaire toute sa garde robe aussi. Je ne vois pas ce que tu lui trouves !? »

Il s'en fout encore ! C'est une bordille ce gars ! Il est vraiment égoïste, il pense qu'à lui ! Alors je suis sûr que si je l'attaque sur son apparence, il va craquer !

Tom : « Tu ressembles depuis plus en plus à une fille en ce moment ! Et tu as grossit je trouve ! Cette couleur que tu portes aujourd'hui ne va pas du tout avec ton teint ! Bill ! »

J'ai beau l'attaquer, il s'en fout. J'allais me lever pour le frapper quand j'entends le plus gros ronflement de tout ce que j'ai déjà entendu ! Je pars tout seul dans un long fou rire. C'est bel et bien un mec ! Car si un jour, je rencontre une fille qui ronfle comme ça, je fuis en courant ! A lui, ça lui va bien ! Ca lui donne un peu de virilité !
Je réfléchie à la manière de le réveiller ! Ca pourrait être comique de le revivifier férocement ! Je m'approche de lui et voit son visage endormi. Il est paisible et à un léger sourire sur les lèvres. Je pose ma main sur sa joue et la caresse doucement. La tentation était trop grande. Sa joue est douce et pas un seul bouton ne gâche cette délicatesse. Mais fini les moments de bonheur, la vengeance a sonné !


Tom (lui pinçant les joue) : « Bill debout ! »
Bill (endormit) : « Moi aussi je t'aime ! »

Il sursaute et ouvre les yeux. Il ne sait plus où il est. Il est toujours dans les vapes. Moi je tire toujours un peu sur ses joues à la manière des grands-mères avec leurs petits enfants. Il ne s'en rend compte que lorsqu'il est bien réveillé ! Il va maronner je le sens !

Bill : « Mais arrêtes, tu me fais mal ! »
Tom (le lâchant) : « Oh pardon ! Je ne m'en étais pas rendu compte ! »
Bill : « Fais l'imbécile va ! Et pourquoi tu me parles toi ? T'es plus avec ta poufiasse ? »

Qu'est-ce qu'il lui prend ? J'ai rien fait de mal ! Et ça ne le regarde pas en plus !

Tom : « Tu peux parler toi, tu te gènes pas d'embrasser Andréas devant moi ! »
Bill : « C'est pas pareil ! Moi c'est mon petit copain, toi c'est une fille de plus dans ton lit ! Moi c'est légitime ! »
Tom : « Et alors ? C'est pire ! Moi je ne fais rien devant toi ! »

Il baisse les yeux. J'ai marqué un point là ! Je souris et fais celui qui est énervé. Il tripote le bas de son tee-shirt. Il est tout chou ! Allez Bill excuse toi ! Il s'avance vers moi et tire sur une des mes dreads. Oh le con !

Tom : « Ca t'amuse ? »
Bill (souriant) : « Oui ! C'était tentant ! »

Quel imbécile ce gars ! Mais il a quand même un beau sourire ! Il tire encore dessus tout content de lui. On est vraiment bizarre en ce moment. On s'engueule et un sourire nous sert de réconciliation. On est comique quand on s'y met !

Bill : « C'était bien avec ta pouf ? »
Tom : « On peut dire ça comme ça ! Mais je n'ai pas trop envie d'en parler ! »
Bill : « Si tu veux ! C'est que tu peux être timide quand tu t'y mets ! »
Tom : « Moques toi bien, vas-y ! »
Bill : « C'est mon passe temps préféré, me moquer de mon calamar favori ! »

Je lui souris. C'est bien mieux quand on ne se dispute pas. Je suis plutôt tranquille en ce moment. Sûrement car mon excès de libido s'est restreint ! J'ai juste besoin de déconner un peu avec les gens de mon âge. Je sors de ma réflexion et je remarque qu'il me regarde encore.

Tom (gêné) : « J'ai quelque chose sur le visage ? »
Bill : « Non ! Je me disais juste que tu étais beau aujourd'hui ! »

Je rougis comme un gamin. Mais venant de lui c'est si sincère que cela me touche davantage. Pourtant, je ne cesse de me poser des questions sur notre relation. C'est plus qu'ambigu. Peut-être qu'il pourrait m'aider. Il me suffit juste de lui poser la question.

Tom : « Il y a une question qui me turlipine depuis quelques temps. On est quoi tous les deux ? »

Il semble surpris. Oui, je sais c'est bizarre que moi Tom, je me pose cette question. Mais je ne suis pas aussi sans c½ur que tout le monde croit ! J'insiste avec le regard pour qu'il me réponde.

Bill (se grattant l'arrière du crâne) : « On est rien, juste des connaissances qui essayent de devenir amis ! »

Je sens dans sa voix que sa réponse ne lui convient pas, comme s'il se forçait à dire cela. Mais alors pourquoi je ne réplique pas ? Sûrement car il a raison. Il y a eut trop de haine entre nous pour qu'on soit amis et même plus. Alors je lui souris pour dire que je suis d'accord. Malgré tout, je ne suis pas satisfait. Mais c'est comme ça. Il a sa vie et moi la mienne. On ne peut pas conjuguer les deux...

Tom est bizarre aujourd'hui. Contrairement à d'habitude, il réfléchit avec sa tête et non pas avec son deuxième cerveau. C'est assez spécial. J'en suis surpris mais agréablement. Il peut avoir une once d'intelligence en lui. Comme quoi, il ne faut pas se fier aux apparences.
Il marche autour de la pièce, les bras croisés et l'air ailleurs.


Bill : « Tu vas arrêter de tourner en rond, tu me donnes la nausée ! »
Tom : « T'es jamais content toi ! »
Bill : « Eh ben non ! »

Je lui tire la langue et il me regarde les yeux grands ouverts. Il m'aura tout fait aujourd'hui ! Je le vois bouger sa langue dans sa bouche avec une tête de con !

Bill (étonné) : « Tu fais quoi là, tu te sers de ta langue comme d'un chewing-gum ? »
Tom : « Retire la langue ! »

Je la tire une nouvelle fois et il recommence ! Mais qu'il est con ce gars ! Il n'a jamais vu une langue de sa vie ?

Tom : « Ca fait mal ? »
Bill : « Euh non Tom, j'ai la même langue que toi tu sais ! »
Tom : « Mais non pas ça, je suis pas aussi con ! Je parle de ton piercing ! Je ne l'avais jamais vu ! »
Bill (réalisant) : « Ah ça ! Non, c'est pas trop douloureux ! »

J'attrape la partie inférieure et la sort ! Je la fait glissée autour de mes lèvres sensuellement. Il évite mon regard car il se met à rougir ! Et oui Tom, c'est très excitant, les piercing à la langue !

Tom : « T'es trop un fou toi ! T'imagine ça s'infecte, on doit te couper la langue ! Oh moins tu nous casserais plus les couilles à piailler ! »
Bill : « Peut-être ! C'est les risques du métier ! Mais ça vaut le coup ! Car ça donne beaucoup de sensation ! »

Il rougit encore plus. Je crois qu'il n'est plus trop dans son état normal car lui aussi commence à jouer avec son piercing à la lèvre. Il le mort et le tripote. Pauvre de moi ! Qu'est-ce que j'ai fait ? C'est vraiment un jeu dangereux.

Bill (la voix enrouée) : « Bon voilà quoi ! »
Tom (souriant) : « Tu as voulut t'amuser avec moi ! Mais personne ne peut battre Tom Kaulitz ! »
Bill : « T'es sûr de ça ? La vengeance est un plat qui se mange froid ! »

Je le regarde en réfléchissant à ma vengeance ! Il me faut quelque chose qui le perturbera à vie ! Tout à l'heure, j'ai remarqué qu'il se tordait et se massait le haut de la nuque ! Un petit massage ne serait pas une mauvaise idée !

Bill (sourire charmeur) : « Pour me faire pardonner, je veux bien te faire un petit massage ! »
Tom (perplexe) : « C'est quoi cette proposition ? »
Bill : « Une proposition pour se connaître davantage ! »
Tom : « Je te sens mal Bill ! »
Bill (s'approchant de lui) : « Mais non ! Ne t'inquiètes pas ! Allez assis-toi ! »

Il s'assoit en me fixant du coin de l'½il. Je m'avance vers lui en me frottant mains ! J'avoue que je vais profiter de ce petit moment de faiblesse de Mister Tom !

Bill : « Tu as combien de tee-shirt là ? »
Tom : « Deux je crois ! Pourquoi, ça te dérange ? »
Bill (sourire pervers) : « Oui... Il y a trop de couche, je ne peux pas te faire du bien comme ça ! »

Il bougonne mais le retire quand même ! Dire qu'il fait sa sainte nitouche mais il n'attend que ça ! Je passe mes mains sous son tee-shirt, il frissonne au contact de mes doigts. Moi je souris. Je peux sentir chaque parcelle de son dos. Ses omoplates, ses épaules, sa colonne vertébrale et tout le reste. Il n'est pas si maigre que ça ! Je le caresse doucement. Il a la peau douce mais elle est moite. C'est qu'il stresse le petit Tom ! J'appuie un peu plus sur ses épaules. Il se détend au fur et à mesure. Je passe le bout de mes doigts sur sa nuque et les fait glisser à son cou. Je sens sa pomme d'Adam. Il avale difficilement. Son pou est rapide et il respire péniblement. Je sens son souffle sur mes doigts. Mais je ne m'y attarde pas pour ne pas perdre également la tête. Je continue mon petit massage le loin de ses omoplates. Il laisse sortir un petit gémissement. Il a la voix grave et rauque. Il baisse la tête et se laisse aller à mon massage.

Bill (à l'oreille) : « Ca te plait ? »
Tom : « Ouai, t'es trop doué ! Mais tu peux aller plus à gauche... Accélère... Encore... Plus à droite... C'est bon y est ! Tu es trop doué !

Ces paroles me disent quelque chose. Je me stoppe net. C'est celles qu'il avait dit quand il était avec Agnès ! Ca veut dire quoi ça ? Tom a vu que j'étais ailleurs. Il tourne et la tête et me regarde. Il a les joues toutes rouges.

Tom : « Ca ne va pas ? »

Je lui souris et recommence. Je ne dois pas m'attarder sur ça. Je vais plutôt entamer ma diabolique vengeance. Je descends mes mains à l'intérieur de son tee-shirt jusqu'à ses pectoraux. Il sursaute et bouge sur sa chaise mais j'appuis le bout de mes doigts dessus pour bien lui faire comprendre que c'est moi qui commande ! Il s'appuie de nouveau sur son dossier et expire longuement. Je déplace mes mains le long de sa clavicule, délicatement et sexuellement ! Je sens sa peau frissonnée. Il marmonne des paroles incompréhensibles entre deux lamentations. Je me penche vers lui et j'observe son visage avec les yeux à moitié fermés. Je crois qu'il est en transe là ! Ca serait une bonne idée de le faire marronner ! Je retire mes mains vivement. Il ouvre de suite les yeux et laisse sortir une plainte. Il n'est pas content !

Tom : « Mais n'arrêtes pas ! J'étais bien moi là ! »
Bill : « Mais j'ai une craque aux doigts ! Et en plus je suis une tapette n'oublie pas ! »
Tom : « Mais c'est pas grave ! Et t'es pas une tapette ! J'ai jamais dit ça ! »
Bill : « Tu changes vite d'avis ! »
Tom : « Ben ça prouve que je suis pas con ! Allez Billou ! »

D'où il me sort ce surnom lui ? C'est tout mignon ! Il a bien changé en quelques jours ! Je me demande quel fut le déclic qui a réveillé son minuscule cerveau ! A la demande de Monsieur et parce que je le veux bien, je remets mes mains dans son tee-shirt. Je crois qu'il aime mes mains autant que j'aime son corps ! On est beau tous les deux ! Alors que je lui caresse le devant des épaules, je sens sa main tirer sur la mienne. Je glisse et tombe juste au-dessus de son épaule. Il tourne sa tête et est à quelques centimètres de la mienne. Il plante son regard dans le mien. Il est brûlant. Le mien s'enivre dans le sien. J'ai l'impression que le temps s'arrête. Et comme pour m'exciter davantage, car je le suis déjà, il passe le bout de sa langue sur sa lèvre supérieure. Je craque. Elle m'attire et lui aussi. J'approche ma tête de la sienne. Son souffle rentre en contact avec ma peau. Je deviens fou et lui aussi je le vois. Pourtant, j'ai un mauvais pressentiment. Juste au moment où nos lèvres s'effleurent, la porte s'ouvre en claquant. On lève la tête et on voit Andréas, les yeux exorbités. Il murmure quelque chose et ressort aussi vite qu'il est arrivé. Je sépare ma main de celle de Tom, lui adresse un regard désolé et je sors. Je dois rattraper Andréas.

Je ne contrôle plus rien, on ne contrôle plus rien. Si ça continu, je ne sais pas ce qui va se passer. Mais dans l'histoire il y aura forcément un déçu...
-----------------------
Voili Voila!!! Alors happy de ce chapiitre XD ???
Merci et à bientôt !


La suite dans 170 coms

# Posté le samedi 19 janvier 2008 05:42

Chapitre 16

Chapitre 16
Bim Bam Boum Pain d'Epice XD ! Désouley c'est dimanche et je divague XD ! Voila la suiite ! Par contre vu la fin! JE sens que vous allez me maudir! Enfin! Bonne lecture!

Tom
Bill
AndréasLes autres

Rappel = Tom et Bill ont eu leur heure de colle en commun... Malheureusement malgré un bon début, celle ci a mal fini. Quels en seront les conséquences?

Je ferme la porte de ma chambre. Les escaliers m'attendent et la sortie également. Je passe devant la chambre à Bill. La porte est fermée et la musique résonne. Il est enfermé là depuis hier soir. Il n'a pas mangé et n'a parlé à personne. Il est arrivé à minuit. Je ne sais pas où il est passé durant deux heures. Quand j'ai quitté le lycée, il avait disparut. J'ai ramené son sac et ses affaires. Heureusement que nos deux parents travaillaient hier soir. Je l'ai attendu toute la nuit, le guettant par la fenêtre de ma chambre. Il est arrivé de chez Andréas je crois. Il avait le pas lent et la tête baissée. Il est de suite monté dans sa chambre. J'ai essayé d'écouter pour voir s'il allait bien. Il a passé une heure au téléphone avec Andréas je crois. Il avait la voix qui tremblait. J'ai ressentit de la détresse, je m'en suis voulut. C'est de ma faute...

Je sors de la maison pour partir vers le lycée. Bill veut peut-être rester à la maison aujourd'hui. Ca serait compréhensible. Je le devrais peut-être aussi. Croiser Andréas serait compliqué. Mais il le faut bien. Je passe mon sac sur une épaule et commence à partir de ma démarche de pingouin quand j'entends une voix m'appeler. Je lève la tête et voit Bill à la fenêtre.

Bill : « Attends moi, j'arrive ! Je passe vite à la salle de bain. »
Tom : « Grouille-toi ! »

Il rentre la tête et je m'assois sur le muret. Je sors une cigarette et l'allume. Ca me fera patienter.
Trois cigarettes plus tard, Bill n'est toujours pas descendu. Qu'il est long c'est pas possible. Je me lève du muret et retourne chez moi. Je vais le faire sortir en le tirant par la peau du cul. Juste quand j'avance ma main vers la poigné, celle-ci se baisse. Il apparaît devant moi. Il est merveilleux aujourd'hui. Il a les cheveux lissés sous un bonnet. Ses yeux sont maquillés parfaitement. Sa chemise blanche est légèrement entrouverte avec une chaîne en argent autour du cou. Je me perds dans ce décolleté. Mais je tourne vite les yeux, c'est mieux comme ça.


Bill (léger sourire) : « Merci de m'avoir attendu, je ne me sentais pas d'aller au lycée seul... »
Tom : « Ca aurait peut-être été mieux... »

Il ne me répond pas, il souris juste encore un peu avant de partir en avant. Il a l'air épuisé, je le comprends. Son entretien avec Andréas n'a pas dut être très gai. Mais s'il ne veut pas en parler, je ne le forcerais pas.

Le lycée n'est plus très loin. Tom est derrière moi, je crois qu'il écoute de la musique. Moi, je réfléchis. Je me demande si je dois lui parler d'hier soir, ça le regarde dans un sens. C'est peut-être mieux qu'il sache. Je m'arrête et le dévisage. Il voit que je l'attends, il stoppe son i-Pod et me souris. Par où commencé ?

Bill : « Je suis désolé pour hier soir, j'ai déconné. C'est juste que j'avais un peu bu alors j'ai perdu la tête ! »
*Je sais qu'il ment...*
Bill : « Donc pardonne-moi de t'avoir fait ça... »
Tom : « Il n'y a pas de malaise, je me suis bien laissé faire aussi. »

Il est trop gentil sur ce coup. J'aurais même préféré qu'il m'insulte. Je suis désolé Tom mais c'est mieux que l'on ne se parle plus.

Tom (gêné) : « Et avec Andréas, ça a donné quoi ? »
Bill : « Il était très énervé alors on n'a pas trop parlé. Il m'a dit qu'on en discuterait ce matin. »
Tom : « C'est de ma faute, excuse-moi... »
Bill : « C'est rien ! Je ne mérite que ce que j'ai semé ! »

Tom hausse les épaules et il repart. Moi je reste en retrait, il ne vaut peut-être pas que l'on arrive ensemble...
Tom est partie vers Gustav qui discutait avec une fille sous le parvit du lycée. Il ne m'a rien dit, ne m'a pas salué, rien. Il a seulement fait comme s'il ne me connaissait pas. C'est mieux ainsi. Andréas était devant le portail avec plusieurs filles. J'ai sentit son regard dépité sur moi. Je vais attendre un peu avant d'aller lui parler. Je préfère rester seul. Je l'ai toujours été mais je ne m'en portais pas plus mal. Ne peut-on pas remonter le temps ?


Bill est assit tout seul sur un banc, je le vois de là où je suis. Andréas le regarde aussi parfois mais il ne bouge pas. Moi, je ne peux rien faire. Sinon, je l'enfoncerais davantage. Je reste avec Gustav qui emballe sa nouvelle copine. Je me sens légèrement de trop là. Je vais aller devant ma salle, ce sera plus tranquille. Je le dis à Gustav qui ne m'a pas vraiment écouté ! Je lui rendrais ça !
C'est la première fois que je suis en avance pour aller dans un cours. Il va neiger ! La prof m'a regardé bizarrement. Eh oui, je peux être sérieux parfois ! Mais je ne suis pas le seul à être là en avance. Andréas et Jordan discutent tous les deux et rigolent. Rapprochons-nous un peu pour écouter !


Jordan : « Ca m'a fait un choc quand même, tu as viré de bord tellement vite ! »
Andréas : « C'est sûr mais t'as vu Bill, c'est difficile de ne pas craquer ! Il a un corps ! »
Jordan (riant) : « Ca je suis sûr que tu dois bien le savoir ! »
Andréas : « Je ne te le fais pas dire ! »

Ecoutez-le lui qui se vante. Pourriture va ! Si Bill l'entendait, il verrait que son Andy n'est pas un sain !

Jordan : « Mais déjà, grâce aux échos que l'on a depuis longtemps, c'est un sacré amant ! »
Andréas : « Oh que oui ! Il a une bouche fantastique ! Mais le mieux c'est avec son piercing ! Le frottement de son bijou contre le mieux est plus qu'agréable ! »
Jordan : « J'imagine ça ! Mais ça se voit qu'il aime ça ! »
Andréas (regard pervers) : « Il aime même plus que ce que l'on croit ! Il est encore mieux qu'une pute ! »

Le salop ! J'y crois vraiment pas ! C'est un beau con ! Il fait passer Bill pour une pute ambulante. Je sens la colère monter en moi. Il a dépassé les limites de l'acceptable. J'attends que la sonnerie retentisse. Il passe devant moi pour rentrer. J'attends qu'il soit à coté de moi et je le pousse violemment contre le mur. Il se tape brutalement l'épaule et grimace de douleur.

Tom (froidement) : « Excuse-moi Andy, je ne t'avais pas vu ! »
Andréas (se redressant) : « A quoi tu joues Tom ? »
Tom : « Je vais te montrer ce que c'est d'être plus doué qu'une pute ! »

Je le fusille du regard et rentre dans la salle. Mais ne crois pas que j'en ai fini avec toi Andréas ! Aujourd'hui ce ne sera pas ton jour !

Tom (en cours d'allemand) : « Madame, Andréas n'a pas fait ses devoirs ! »
Tom (en cours de maths) : « Andréas arrête de copier sur Vanesse ! »
Tom (en cours de gestion) : « Andréas mais pourquoi tu as du shit dans ton sac ! »
Tom (en cours d'histoire) : « Mais non Andréas je ne suis pas d'accord avec toi, le prof n'est pas un vieux glouton ! »

Merveilleuse journée ! J'ai fait une bonne action ! Andréas a passé la pire journée de sa vie et moi la meilleure ! Tous les profs lui ont donné des devoirs en plus pour son mauvais comportement ! Je suis fière de moi ! J'en ai oublié, mais rien qu'un peu, tout ce qu'il a dit sur Bill ! Au moins ma journée se finira bien, ce qui est tout le contraire du début.
Là, je suis avec Georg, on se fume un petit joint en rigolant ! Je suis dos à l'entrée du lycée et je guette discrètement Bill qui ne devrait pas tarder à sortir. Mais ce que j'aurai dut surveiller, ce sont mes arrières. On me pousse avec beaucoup de force et je me retrouve sur le sol. Je sais déjà qui m'a fait ça.


Tom (amèrement) : « Ca t'éclate Andréas !? »
Andréas : « Tu ne peux pas savoir à quel point ! »
Tom (se relevant) : « Tu veux quoi ? Te venger ? Je ne te savais pas aussi puéril ! »
Andréas : « Et toi depuis quand tu utilises un vocabulaire aussi développé !? »
Tom (s'énervant) : « Tu me cherches Andréas ? »
Andréas (fanfaronnant) : « Pourquoi pas ! »
Tom : « Tu m'as trouvé ! »

Je lui saute littéralement dessus. Et un coup de poing dans sa gueule. Sa tête tape sur le sol. Oh merde ! De la terre dans ses cheveux décolorés ! Mais je ne devrais pas m'exciter trop vite. Il me rend mon coup de poing dans le sourcil. La pourriture, il m'a détruit la tronche. Je tombe sur le cul. Pourtant, je ne me laisse pas abattre ! Je me remets sur lui et le martèle de coups de poings au visage. Parfois, je m'en reçois quelque uns. J'ai un goût de fer dans la bouche, je saigne mais je m'en fous ! Je continue de le frapper. J'y mets toute ma haine. Mais on m'arrête. Georg et Gustav m'attrape sous les bras et d'autres prennent Andréas. Il saigne aux sourcils, à la bouche et au nez. Qu'il est beau comme ça !

Tom : « Je suis fière de ton nouveau portrait ! »
Andréas : « Tu t'es pas vu toi ! Tu n'es qu'un pauvre bougre Tom ! Tu n'auras jamais rien dans ta vie ! »
Tom (se débattant) : « Casse-toi avant que je te tue sale PD ! »

Andréas me jette un dernier regard et part. Georg et Gustav me lâchent. Je ne leur dit rien et je pars vers chez moi. La tête remplie de question mais je suis soulagé dans un sens. Andréas ne l'emportera pas au paradis...

Ca fait une heure que je zone près du lycée et de l'étang. Je n'ai pas envie de rentrer, je n'ai pas envie de croiser Tom. Je me sens mal vis-à-vis de lui. Je l'ai mis dans de beaux draps à trop vouloir jouer. J'ai joué et je suis entrain de tout perdre, Andréas, Tom et surtout mon esprit. Je suis perdu mais de chez perdu ! Je m'assois près du lac et regarde au loin. Je suis en pleine réflexion quand on me tapote sur l'épaule. Espoir ! Faites que cela soit Tom ou Andréas, mais quelqu'un que j'aime. Même si je ne dis pas que j'aime Tom ! Je me retourne et le sourire de bonheur qui avait naquit sur mon visage s'effaça. Les amis de Tom...

Jordan : « Salut la tapette ! Alors on est toute seule ?! »
Bill (le fusillant du regard) : « Tu veux quoi abruti ? »
Jordan : « On est juste venu vérifier quelques rumeurs ! »
Bill (se moquant) : « C'est que tu comprends quelque chose à la vie toi maintenant ? »
Jordan : « Moi si j'étais toi, je fermerais un peu ma grande gueule ! »
Bill : « C'est pas toi qui va me faire peur ! Abruti ! »

Je ne sais vraiment pas comment Tom a fait pour traîner avec ça ! C'est la totale déchéance ! Je leur tourne le dos, pensant qu'ils allaient déguerpir. Mais ils veulent vraiment me casser les couilles ce soir ! Jordan, qui s'était sûrement décidé nouveau chef, m'attrape violemment l'épaule.

Bill : « Mais rentre chez ta mère pauvre con ! »
Jordan (riant) : « Bien sûr, je vais écouter tes ordres ! Mais on n'est pas comme Tom nous ! On n'est pas des homophobes passifs, si tu vois ce que je veux dire ! »

C'est qu'il commence à m'impressionner quand même. Je ne suis pas un bagarreur, ça ne m'a jamais plut car je ne veux pas gâcher ma manucure ! Mais là, je n'ai peut-être pas le choix.

Bill : « Tu devrais me lâcher sinon... »
Jordan (le coupant) : « Sinon quoi ? Tu me sors ton attirail de pute et tu nous frappes à coup de menottes ou d'objets purement sexuels ? »

Je suis scié, les amis de Tom que je pensais être des mongoliens peuvent en fait être effrayant. C'est là que je regrette de ne pas être un gros baraqué avec trois tonnes de muscles. Parce que c'est vraiment pas avec mes petits bras, mignon certes mais petits, que je vais leur faire mal.

Jordan (souriant) : « Je crois que l'on va pouvoir s'amuser ! »

Le deuxième qui était en retrait, s'approche en se frottant les mains. Je peux pas le croire, moi qui avant crier haut et fort ma bisexualité, je ne sais plus quoi faire. J'en tremble. C'est peut-être vrai, on se cache tous derrière une carapace pour ne pas montrer ses faiblesses. Mais je n'ai pas le temps de philosopher moi, il faut que je barre d'ici. Je ne veux pas qu'ils me touchent avec leurs sales pattes.

Otto : « Alors petite tapette, on a peur !? »

Oui, j'ai peur ! Mais je suis humain ! Je veux mon papa ! Je ne peux plus reculer. Ma seule solution, me jeter dans l'étang ! Je commençais à y réfléchir sérieusement quand Otto se prend un coup de bâton sur la tronche. Il tomba en se plaignant.

?? : « Il n'y a que moi qui peut l'appeler ma tapette ! »

Je suis soulagé. Je souris en remerciant Dieu ou je ne sais quoi.

Bill (rire stressé) : « Tu en as mis du temps Tom ! »
Tom : « Sois déjà content que je sois là ! J'aurais pu t'abandonner à ton triste sort ! »
Bill : « Tu n'aurais pas osé ! »
Tom (souriant) : « Non, quand même pas ! »

Bill semble soulagé de me voir là. J'ai entendu quelques bribes de la conversation ? Donc, je ne pense pas que Jordan et Otto lui voulaient que du bien ! De plus, ils me regardent avec leur tête de déterré ! Ils n'ont pas l'air heureux de me voir là. Je sens une certaine hantise dans leur regard et ça m'amuse ! C'est un compliment de voir qu'ils me tiennent toujours en respect !

Tom : « Je crois que je suis au mauvaise endroit au mauvais moment ! N'est-ce pas Jordan !? »

Il trésaille et moi je souris davantage ! Il a l'air d'avoir oublié qui commande et qui donne les ordres à exécuter !

Jordan (bégayant) : « Non... Pas du tout ! On disait juste bonjour à Bill ! »

Il cherche de l'appuie en regardant Otto. Mais lui il a eu son compte. Il ne dira plus rien pendant un bout de temps ! Je m'avance vers Jordan et attrape la capuche de son sweet. Il ferme les yeux, croyant que j'allais le taper ! Mais je ne suis pas comme ça quand même !

Tom (méchamment) : « Tu vas dégager de là avec l'autre imbécile. Et que je ne vous revoie plus près de Bill sans mon autorisation ! C'est clair ? »
Jordan : « Complètement clair ! »

Je le lâche sans le quitter des yeux. Il fait un signe de tête à Otto et ils partent carrément en courant. De vraies tapettes c'est gars ! J'ai fait mon petit samaritain alors je suis tout fière de moi. Je me tourne vers Bill qui ramasse son sac près de la rive. Je suis sûr qu'il tremble de peur ! Il s'avance vers moi en me souriant.

Bill : « Merci ! J'étais un peu dans la merde ! »
Tom (souriant) : « Pas qu'un peu ! »

Il rit doucement, la tête baissée. Ses épaules sont secouées de frissons. Alors je fais quelque chose que je ne me serais jamais imaginé faire. Je le prends doucement contre moi. Il est surpris mais il adhère à mon étreinte. Il pose sa tête sur mon épaule et ne bouge plus. Son visage est niché dans mon cou. Nous sommes tellement collés que je le sens respirer. On reste comme ça pendant plusieurs minutes, jusqu'au moment où il retire sa tête et qu'il me regarde dans les yeux... Son visage serein est tellement beau...

Je ne pensais pas me retrouver un jour dans cette situation avec le tombeur du lycée, pro homophobe et à fond sur les meufs. Il m'étonne de plus en plus en plus chaque jour. Il ose soutenir mon regard, ce qu'il évitait de faire il y a de ça quelques jours. Il rougit, je le sens car je suis dans le même cas. Mais je garde mon calme, désirant profiter de cet instant qui me semble si impossible.
A force de le fixer, je remarque qu'il à l'arcade ouverte et la joue griffée. Il s'est battu ? C'est peut-être con comme question. Mais à part moi qui a pu le frapper ?


Bill (inquiet) : Comment tu t'es fais ça ? »

Je pose ma main sur sa joue. Nos deux peaux froides rentrent en contact. Une légère décharge électrique nous unit un instant. Ca le fait sourire.

Tom : « J'ai eu quelques différents avec un ancien pote ! »
Bill : « Ce n'est pas avec Andréas au moins ? »

Il élude ma question par un autre sourire. Il ne m'en dira pas plus. Mais je suis sûr d'avoir raison. Pour me faire pardonner, car c'est probablement de ma faute, je lui caresse la joue. Et là, il fait quelque chose d'encore plus étrange...

Une nouvelle pulsion bien plus meurtrière que les précédentes me prend. Je tire Bill vers moi et je pose mes lèvres sur les siennes. Ce contact me fait frémir. Qu'est-ce que je fais ?
Je m'empare davantage de sa bouche et suçote délicatement ses lèvres. Lui ne fait rien. Je ne sais pas ce qu'il pense et ça me stresse. Je tente d'infiltrer ma langue pour qu'elle rejoigne la sienne mais il me repousse juste là. Il me regarde perdu mais énervé.


Bill : « Qu'est-ce qu'il t'a prit là ? »

Je sursaute légèrement. A peine qu'il ne voit rien. Je savais que cela allait finir ainsi. Mais je ne sais pas quoi répondre. Une seule idée me vient à l'esprit. Je ricane méchamment et le regarde avec un ½il hautain et froid.

Tom : « Je voulais juste voir ce que cela faisait d'embrasser une tarlouze ! »

Il trésaille moi aussi. La vie est faite d'injustices...
----------------
Voila ! Vous m'aimez toujours?? La suite mercredi !

La suite dans 200 com

Ca vous fait bien patienter comme ça ! XD ! Sadique jusqu'au bout des ongles !

# Posté le dimanche 20 janvier 2008 09:44

Chapitre 17

Chapitre 17
Me voila !!! Bon j'ai pas le temps de faire mon petit spitch habituel !! C'est pas que je suis pressée mais un peu lol! Bonne lecture les gens!!

Bill
Tom
Franck
Aline
Andréas
Gustav
Les autres
---------------------------
Une semaine d'ennui, une semaine de tristesse et une semaine de reproches. Voilà à quoi ce résume ma vie depuis ce jour. Depuis que Tom et moi nous ne nous parlons plus. Le mur de glace qui nous séparait et de retour. Avec son lots de déception et de blessures. Depuis ce baiser, il me hait davantage. Pourtant moi je n'avais rien demandé. Il est venu à moi seul. Mais c'est moi qui en souffre et qui en pleure. Ma carapace est tombée ce jour là. Celle que je m'étais forgée par les brimades de mes camarades s'est détruite. Tout m'atteint, tout me touche. Ses regards de dégoût, ses sourires remplies de méchanceté, ses mots si injurieux. Tout. Je ne contrôle plus mon flot de désespoir. Je ne mange presque plus, ne sort plus et passe mes journées entre le lycée et mon ordinateur. Mon père essaie tant bien que mal de me remettre sur pieds. Mais il ne peut pas comprendre. Et moi non plus. Je ne sais même plus ce qui me rend triste ? Ce baiser raté ou cette situation de merde ? Je suis perdu...

Je me lève, me maquille à peine, m'habille mal. Mais qu'est-ce que j'en ai à foutre ? Andréas ne parle plus, Pierre ne me parle que d'Agnès et les autres me traitent comme une grosse merde. La faute à qui ? Tom... Il fait courir des tas de rumeurs. Je ne les écoute même plus. Alors à quoi cela servirait-il de me faire beau ? A rien. Je dois juste me rendre dans ce putain de lycée où les gens sont hypocrites, où ils font semblant de vous aimer alors qu'il vous méprise. Je n'en peux plus... Je n'en peux plus...

Je sors de ma chambre, descends les escaliers car j'y suis obligé. A la cuisine j'entends mon père parler avec Aline. Je ne les regarde pas. Je sors de la maison. Encore une journée de plus dans ce monde de merde...

J'avale mon bol de céréales en quatrième vitesse. Je suis de bonne humeur aujourd'hui ! J'ai passé une super nuit avec une belle blondasse. Elle était plutôt douée mais j'ai préféré la brune que j'ai sautée dans les vestiaires à la fin du cours de sport. Elle était plus agile ! Mais il faut aussi dire que je suis fatiguée en ce moment. Tirer au moins cinq coups dans une journée c'est crevant ! Je bats tous mes records ! Les jours sont beaux, le soleil brille alors profitons-en !

Je bois mon verre de jus d'orange quand je vois Bill passer devant la cuisine. Il marche vite et ne nous parle même pas. C'est qu'il connaît les bonnes manières lui ! Je suis prêt à parier tout ce que j'ai qu'il ne va pas bien. Je le sens et ça se remarque sur sa façon de s'habiller. Ses cheveux sont mal coiffés, il n'a sûrement pas assez mis la main dans la prise. Non, sans rire, il me fait un peu de la peine. Mais je ne peux pas m'occuper de lui ! J'ai ma propre vie à mener, lui je m'en fous. Pourtant, j'en ai le c½ur serré...
Ma mère me sort de mes pensées en me criant dans les oreilles.


Tom (hargneusement) : « Quoi ? »
Aline : « Ca fait trois fois que je te parle, alors baisse le ton ! (à Franck) Vas-y Monsieur t'écoute ! »
Franck : « Tu sais pourquoi Bill est comme ça ? Il est toujours de mauvaise humeur et tire une de ces têtes. »
Tom (baissant les yeux) : « Non... (arrogant) Et de toute manière, ce ne sont pas mes oignons. Je n'ai jamais dit qu'on serait ami ! »

Je me lève sans le quitter du regard. Pourquoi tout le monde mélange ma vie à celle de Bill ? Ca me met trop en rogne tout ça. C'est pour ça, que je fais tout pour le détruire davantage, comme ça, plus personne ne parlera de lui et de moi en tant qu'ami. Même si je n'ai jamais fait attention que moi aussi j'en souffrais...

Je suis assis sur un banc. Le même que je squattais quand les jours étaient heureux. Avant que Tom ne rentre dans ma vie. Avant qu'il ne détruise tout sur son passage. Il est pire que l'ouragan Khatrina... Malgré tout le mal qu'il m'a fait, je n'ai pas la force pour le contrer. Si seulement je n'étais pas seul... Pour m'enfoncer davantage, je vois d'un côté Andréas qui arrive avec Jordan et de l'autre Tom main dans la main avec une fille aux formes généreuses et au visage parfait. La pauvre, elle va également tomber dans ses filets... Tant pis pour elle...

Un groupe de trois filles passent devant moi. Elles me regardent et gloussent comme des pintades. Elles s'arrêtent pile devant moi et parlent encore plus fort que l'imaginable.

Fille1 : « T'as entendu ce que Jordan nous a dit sur Bill ? »
Fille2 : « Oui qu'il a trompé Andy avec un autre gars ! »
Fille1 : « Je ne l'imaginais même pas comme ça ! »
Fille2 : « C'est ça quand on peut avoir les filles ou les gars que l'on veut, on dérape ! »
Fille1 : « Oui ! Heureusement que Tom les a surpris ! Il est formidable ce Tom ! »

Oui il est formidable...

Encore des brimades. Je ne les entends pas mais je le vois d'ici. Je le ressens même, pourquoi ? Je ne sais pas mais c'est bien comme ça...
Cette fille qui me tient la main, Veroniqua elle me gonfle déjà. Je lui avais promis de sortir avec elle quand j'aurais un peu de temps. Là, je n'ai personne sur le coup alors je saisis ma chance. Mais ses histoires de vernis à ongles, ne m'intéressent pas. Sur ce coup là, c'est vers Bill qu'elle devrait se tourner. Bill... Billou... Je sers la main de Veroniqua dans la mienne. Elle pousse un petit cri et moi je la défie du regard. Qu'elle dise quelque chose et c'est la porte sans avoir goûté à mon corps !
Gustav nous rejoint l'air pénaud. Il me fait de la peine comme ça. Un petit verre ce soir lui remontera peut-être le moral !


Tom : « Alors mon petit Gus, qu'est-ce qu'il t'arrive ? »
Gustav : « Ouai... Ma copine m'a plaqué... »
Tom (se moquant) : « Ben alors, tu étais mauvais au lit !? »
Gustav : « Arrête de divaguer ! C'est ta faute si elle m'a quitté ! »
Tom : « Ah... Pourtant, il ne me semble pas que je l'ai eu dans mon lit elle ! »
Gustav (austèrement) : « Tu crois qu'il n'y a que ça qui te caractérise ? Si elle l'a fait, c'est parce que je suis l'ami de Tom Kaulitz qui se fait de plus en plus passer pour un gros homophobe ! »

Je reste sur le cul là ! Moi qui pensais que tout le monde en avait après Bill, il y en a encore qui ont un c½ur. Je jette un coup d'½il à Bill. Une vague de peine me prend, le remord également. Il faut vraiment aimer faire du mal pour causer du tort à une personne comme ça. Alors pourquoi je le fais ? On s'entendait si bien, oubliant nos différences. Et il a fallut que cela redevienne comme ça. C'est la misère. Il ne faut pas avoir de c½ur pour faire ça à lui. Et le mien qu'est-il devenu ?

A quoi ça sert l'informatique ? Juste à te casser les pieds de bon matin. Mais surtout à quoi ça sert que je continu de venir ici ? Si c'est juste pour me prendre pleins de reproches dans la tronche. Cela fait encore plus mal quand on a rien fait. Les gens s'amusent à nous faire souffrir et on ne doit rien dire, pour ne pas tout empirer. J'en ai ma claque. Je ne supporte plus de le croiser tous les jours. Rien que quatre fois depuis ce matin. Quatre fois où mon c½ur s'est tordu de douleur. La solitude me pèse encore plus à cause de ça. Je craque et il n'y a personne pour m'aider. Enfin... Peut-être que quelqu'un pourrait m'appuyer ? Et là, j'ai une idée foudroyante, la première depuis quelque temps. Je ne suis pas tout à fait seul ! J'ai mon « ami » du net ! Il pourra peut-être me donner un peu d'énergie.
Je m'empresse de me connecter sur mon site. Et je le vois de suite. Je me sens libéré et soulagé.


N-f-i : « Salut ! Tu es là ? »
R-d-l-â : « Hey ! Bien sûr que je suis là, sinon je ne serais pas connecté ! »
N-f-i : « C'est vrai je suis bête, excuse-moi... »
R-d-l-â : « Tu es sûr que tu vas bien ? »
N-f-i : « On fait aller... C'est comme ça de toute manière... »
R-d-l-â : « Raconte moi, ce qu'il t'arrive ! Je peux peut-être t'aider ? »
N-f-i : « Personne ne le peut, sauf celui qui me fait endurer tout ça... »
R-d-l-â : « Dis-moi quand même, ça fait toujours du bien un peu d'écoute et de soutien ! »
N-f-i : « C'est justement pour ça que je suis là, j'avais besoin de parler avec quelqu'un qui ne me juge pas car je suis différent. »
R-d-l-â : « Ne t'inquiètes pas, c'est pas mon genre de juger les autres ! »
N-f-i : « Tu es parfait alors ! Il en manque des gens comme ça dans mon bahut ! »
R-d-l-â : « C'est partout pareil, ne t'inquiètes pas ! Et quand tu dis qu'on te juge, tu parles de quoi exactement ? »
N-f-i (hésitant) : « Ils se moquent ou inventent des rumeurs à mon sujet juste pour me causer du tort... »
R-d-l-â : « Et tu as essayé de discuter avec les créateurs de ces rumeurs ? »
N-f-i : « C'est impossible... Ils sont trop cons et cela aggraverait encore plus mon cas... »
R-d-l-â : « Pas obligatoirement, tu sais parfois les gens sont méchants ou hypocrites envers d'autres pour cacher leur propres problèmes. Ils n'assument peut-être pas totalement leurs actes et leurs sentiments alors ils font du mal aux autres pour ne pas se sentir différent. C'est facile de se cacher derrières des idées reçues et des actions même si elles ne sont pas toujours justes... »

Son discours me semble comme vécut. Lui aussi aurait-il souffert des critiques ou aurait-il été l'acteur comme Tom ? Et si Tom se cachait derrière tout ça pour ne pas montrer aux autres ses propres sentiments ? Venant de lui, cela me semble complètement impossible. Il aime seulement faire du mal, me faire du mal...

N-f-i : « Vu comme ça, ça à l'air plus simple, pourtant je n'y crois pas trop... »
R-d-l-â : « Tu ne veux peut-être pas le croire aussi ?! »
N-f-i : « Peut-être... Merci beaucoup de ton aide ! Mais je dois te laisser, c'est la fin du cours. A bientôt ! »
R-d-l-â : « A bientôt ! Ca s'arrangera tu verras ! »

Je me déconnecte sur ces mots. J'espère qu'il aura raison car je ne pourrais pas supporter ça encore bien longtemps...

Je sors de la salle informatique, regardant le sol, voulant éviter les regards accusateurs et les rires de provocation. Je marche car il faut marcher. Et là, je rentre en plein dans quelqu'un de plus grand que moi. Je lève la tête espérant que ce ne soit pas Tom ou n'importe lequel de ces potes. Pourtant, j'ai le droit à une bonne surprise !

Bill (étonné) : « Andy ! »

Il me sourit. Le même sourire qu'au début. Je sens remonter en moi, une sensation de bien être oubliée. Je le regarde, on se regarde. Il prend ma main et moi je rougis. Enfin, une légère once de bonheur...

Je viens juste de sortir du cours d'allemand. J'en ai marre d'étudier des choses que je connais déjà. A quoi ça sert de nous apprendre toujours la même chose ? Je crois que je vais arrêter le lycée, ça me permettrait de dormir plus et mieux. Surtout si c'est pour voir la tronche d'Andy tous les jours. Mais ce cours, m'a permis de beaucoup réfléchir sur mon comportement. Peut-être que j'abuse un peu. Faire tout ça à Bill juste parce qu'il m'a embrassé. Même là, je déraille. C'est moi qui l'ai embrassé. C'est moi qui en avais envie. Alors pourquoi je me comporte ainsi avec lui ? Car il m'a repoussé ? Je le crois bien... Ca fait bizarre de ne plus lui retourner la faute dessus. C'est comme une délivrance. Cela veut peut-être dire que je l'...
Juste avant que je me dise ça, je le vois. Avec Andréas. Ils s'embrassent. Moi j'enrage ! Etre gentil avec ça ? Mon ½il !


Tom (bien fort) : « Regardez moi comme c'est chou ! La tapette avec son petit copain ! »

Tout le monde se retourne. Même Bill. Il baisse les yeux. Moi je jubile ! Andréas me jette un regard froid. S'il croit me faire peur ! Je crois que malgré les points de suture à son arcade sourcilière et sa lèvre cicatrisante, il ne se souvient pas de la raclée que je lui ai mis !

Tom : « Alors ma tapette, tu nous le refait cocu quand ? »
Andréas : « Et toi quand est-ce que tu t'arrêteras t'inventer de bien gros mytho pour assouvir tes penchants ? C'est vraiment nul venant d'un mec comme toi de ne pas avoir de couilles ! »

Je serre le poing. C'est lui qui parle ! On aura tout vu dans ce putain de monde ! Les gens nous regardent, quelques profs sont sortis de leur salle. Ce n'est pas le bon moment pour régler nos comptes. Je remets mon sac sur mon épaule et marche tête haute. Bill a l'air blasé, je le fixe et il tient ce regard. Ses yeux noisette ne vacillent pas, les miens non plus. C'est la première fois que je remarque que nos yeux se ressemblent. C'est bizarre. Je m'arrête deux secondes à côté de lui.

Tom (murmurant) : « Ca doit te plaire de te faire comparer à une pute ! »

Je fixe Andréas qui sourit. Le salop ! Bill nous regarde tous les deux. Il ne comprend pas. Et il ne vaut mieux pas pour lui.

Tom : « Baisez bien ! »

Je me casse et sens le regard de Bill sur moi. Et oui Bill, dans la vie on fait des erreurs qui nous porterons préjudices un jour au l'autre. Là, tu te retrouveras vraiment seul. Alors que maintenant, tu ne l'es pas vraiment. Tout le monde sait faire semblant...

Je rentre chez moi. Je suis aller boire un coup chez Georg. Ca m'a requinqué. Je me sens mieux dans mes pompes. Par contre, ça a fait monter en moi une envie encore plus grande de baffer ce con d'Andréas. Son comportement de faux cul m'insupporte. Surtout que tout le monde croit que c'est lui, le plus gentil et le plus à plaindre dans cette histoire. Mais c'est faux ! L'élément déclencheur de toute cette merde, c'est lui ! Si je me suis rapproché de Bill ce soir là c'est sa faute ! Le traiter d'une pute m'a fait péter un câble. Alors j'ai fait ce que j'ai fait ! Sauf si je veux m'en persuader... On verra bien quand Bill rentrera...

Huit heures. Toujours pas de Bill. Il s'est encore perdu, j'en suis sûr. Sauf s'il lui est arrivé quelque chose ? Mon c½ur s'emballe. C'est de la peur ? Je descends les escaliers en quatrième vitesse. Son père doit savoir !

Tom (à Franck) : « Tu sais pourquoi Bill n'est pas là ? »
Franck (surpris) : « Tu t'inquiètes pour Bill maintenant ? »
Tom : « Je suis un humain, j'ai des sentiments aussi ! »
Franck : « Tu ne les montre pas trop Tomi ! »
Tom (blasé) : « M'appelles pas comme ça ! »
Franck (souriant) : « Ca te va si bien ! »
Tom (changeant de conversation) : « Bon, vu que tu ne sais pas je vais le chercher ! »

J'enfile ma veste et il se met à rire !

Franck : « Un vrai grand frère ! »
Tom : « Quoi !? »
Franck : « Non rien !! (sérieusement) : « Bien sûr que je sais où est mon fils quand même ! Ce soir, il dort chez Andréas ! »

Le sol se dérobe sous mes pieds. J'ai mal entendu je crois ! Chez Andréas ? Mais qu'il est con ! Il se jette tout seul dans la gueule du loup ! Bill, je ne serais pas là pour toi cette fois... Pourquoi est-ce que ça me fait aussi mal ?
-------------------------
J'espère que ca vous a plus! Bon je file! Bisous a vous et à samedi!!

La suite dans ??

Selon mon humeur XD !

# Posté le mercredi 23 janvier 2008 10:14

Chapitre 18

Chapitre 18
Hey! On est bien samedi non??!! Ah donc je dois mettre un chapitre!! Le voila! Bonne lecture!

Rappel: Bill et Tom ne se parle plus. Au dépend des deux... Mais le savent-ils?
Bill
Tom
Aline
Andréas
Gustav
Georg
Les autres
-------------------------------
Il pleut. Je suis trempé jusqu'aux os. J'ai froid, c'est normal, il faut vraiment être con pour marcher sous la pluie à une heure du matin. Vraiment con. Mais c'est bien. Je ne fais que conneries sur conneries. Et ça depuis toujours. Quelle idée j'ai eu de me rendre chez Andréas ce soir ? Je savais très bien ce qu'il allait vouloir. Mais moi pourquoi n'ai-je pas eu envie ? Je suis censé l'aimer mais ne faisons-nous pas tout pour les personnes que l'on aime ? Normalement, oui. Mais moi je ne suis pas comme les autres. Il a fallut que je pense à lui alors que j'étais avec Andréas. Quelle idiotie...
Voilà le résultat. Je rentre chez Tom, car ce n'est pas chez moi, à pieds et ça en plein milieu de la nuit. Je vais être beau moi demain... De toute manière ça fait une semaine que je me laisse aller, c'est pas maintenant que ça va changer...


Enfin, j'arrive... Je suis soulagé. Je cherche vivement les clés dans mon sac. Bien sûr, je mets 100 ans pour les trouver. C'est toujours comme ça. Enfin. La porte s'ouvre sur cette odeur si familière. Il fait bon d'être là. Je rentre et marche à l'aveuglette. Je ne veux pas réveiller les autres. Mais bien évidemment, je vais faire tout le contraire. Comme d'habitude. Je me cogne au mur et fait tomber un vase sur le sol. Il explose dans un bruit immense. Scheisse... Des pas. Ils se précipitent. La lumière s'allume et m'éblouit jusqu'en fermer les yeux.

?? : Bill, tu fous quoi ? »

Tom est en bas des marches. Il me faut du temps pour remarquer qu'il n'est qu'en boxer. Ses dreads sont attachées. Il est vraiment aussi bien foutu que je pensais. Il n'a peut-être pas beaucoup de muscles mais son corps est quand même parfait. Je rougis à sa vue. Mais je ne peux pas baisser les yeux sinon il va croire que je mate ses parties intimes. Il a dut remarquer l'effet qu'il m'a fait. Je vais encore avoir droit à de nouveaux reproches. Tant pis...

Tom : « Tu vas bien ? »
Bill (froidement) : « Oui... »
Tom : « Tu n'étais pas chez Andréas ? »

Mais avant que je lui réponde, sa figure devient apeurée et il accourt vers moi. Il tend sa main vers ma tête, alors je recule de peur. Mais il ne l'entend pas de cette oreille. Il prend ma main jusqu'à entrelacer nos doigts. Comment a-t-il fait ? Son autre main se pose sur mon front. Bordel ça fait mal. Quand il la retire, on voit un peu de sang sur le bout de ses doigts.

Tom (énervé) : « L'enflure ! »

Il fait quoi là ? Pourquoi il prend sa veste ? Il ne croit quand même pas que c'est Andy qui m'a fait ça ?

Bill (le retenant) : « Mais attend ! Je me suis cogné au mur en rentrant ! »
Tom (regard perçant) : « T'es sûr ? »
Bill : « Si je te le dis ! Et de toute manière ça te fout quoi à toi ? Tu devrais être content qu'on me frappe ! »

Je lâche sa main et monte les escaliers. Il ne bouge pas. Il a le bec bien cloué sur ce coup-là ! Je vais dans ma chambre. Tom n'est qu'un con, n'oublie pas ça Bill...

Je suis devant sa chambre. Je ne peux quand même pas le laisser blessé. Si ça s'infecte et qu'on doit l'emmener à l'hôpital ? Oh ça non ! Je ne tape même pas à la porte, je rentre directement. Je l'ai déjà vu en serviette, ça ne peut pas être pire !

Tom : « J'espère que t'es fringué, sinon je t'emplâtre ! »

Il est assis sur son lit. Il sursaute. Il ne gueule pas mais il a les yeux exorbités. Il ne doit pas réveiller les parents, moi c'est suffisant. Il me fusille du regard. Heureusement pour moi, il est toujours habillé. Heureusement ?

Bill : « Tu veux encore me faire chier ? »
Tom (s'énervant) : « Je venais te soigner mais si c'est pour que tu m'agresses, je me casse ! »

Je balance les désinfectants et tout le reste. Ca tombe à ses pieds. Il est surpris. Moi, j'attends je ne sais pas quoi, peut-être qu'il me parle.

Bill (calmement) : « Tu ne voudrais quand même pas que je t'accueille les bras ouverts après tout ce que tu racontes au lycée ? »
Tom : « Bon d'accord, c'est pas très sympa ! T'es content ! Bon allé bonne nuit ! »

Je sors frustré. Je viens d'avouer là ? Pauvre de moi... Mais les jours suivants ne se ressemblent pas...

Tom : « Je t'ai parlé, tu me passes le lait où je t'explose ? »
Bill : « Pas besoin de me parler comme ça, tu ne connais pas les bonnes manières ? »
Tom : « Avec toi non ! Active, ça me fait déjà chié de prendre mon petit déj' avec une tapette ! »
Bill (souriant) : « Juste pour te faire chier alors ! »

Je vide la bouteille de laid dans mon bol. Je le regarde intensément. Je suis de bonne humeur ce matin, ma déprime s'est envolée. Pourquoi ? C'est un secret !

Bill (haussant les épaules) : « Oh merde ! Ya plus de lait ! »
Tom : « Et je fais comment moi maintenant ? »
Bill : « T'as qu'à lever ton gros cul et aller le chercher ! »
Tom (tapant du poing) : « T'as dit quoi là ? »

J'allais répondre quand sa mère se met entre nous deux, une main sur la tronche. Putain, elle m'enfonce son ongle dans l'½il ! Mon maquillage !

Aline : « C'est bon temps mort ! Vous recommencez à vous détestez ! C'est pas possible ! »
Tom : « On ne sait jamais aimé ! »
Bill : « Pour une fois je suis d'accord ! »
Tom : « Oh toi ta gueule, tu as fini le lait ! Et tu dis que j'ai un gros cul ! Maintenant j'ai plus faim ! »
Bill (se moquant) : « Oh chichounne ! »
Aline (couvrant la voix de Tom) : « STOP ! Allez, en cours ! »

Au moins cette petite dispute nous aura permis d'éviter le trajet à pieds ! Aline nous laisse devant le lycée. On continue de crier même à l'intérieur. Mais vraiment pour des broutilles en plus ! Tout le monde nous regarde. Ils ne doivent plus comprendre nos comportements. Mais je m'en fous. Je parle avec Tom, c'est l'essentiel !

Bill me casse les pieds. Il fait que de me chercher et ça, ça m'insupporte. Malgré tout, je suis assez joyeux ce matin. On est très compatible tous les deux, malgré les disputes, on trouve toujours un moyen de se reparler sans vraiment s'expliquer. C'est comique. Les autres doivent nous prendre pour des dingues ! Mais je m'en fous, je parle avec Bill ! C'est l'essentiel !
La sonnerie coupe court à notre vive discussion. On se dit au revoir d'un sourire. Quatre heures de cours sans le voir, ça va être dur... La pause de midi sera doublement la bien venue !


Je suis en plein cours d'allemand. J'en ai ma claque. Elle raconte je ne sais pas quoi sur je ne sais pas qui. J'en ai rien à battre. Alors, je regarde par la fenêtre, à la recherche de quelque chose de plus intéressant. Mais, il n'y a rien que des couples qui s'embrassent, se cajolent, baisent presque ensemble. Dire que moi aussi, je pourrais faire ça avec Andréas ou avec Tom...

Bill (sortant de ses pensées) : « Oh mon Dieu ! »
Prof (frustré) : « Bill, tu vas bien où tu veux sortir !? »
Bill : « Non... Désolé... »

Je la regarde un peu, comme si j'étais à fond dans son cours. Mais dès qu'elle a le dos tourné, je remets mes yeux vers le dehors. Vers cette liberté qui m'échappe. Je rêvasse quand je vois Tom ! Avec une fille. Celle avait qui il était hier. Ils s'embrassent, ils se touchent, leurs mains se baladent sur chaque partie de leurs corps. Tom lui sourit, sûrement de son sourire de charmeur. Il la tire et il disparaisse dans les chiottes extérieures.
Encore ce bouillonnement intérieur, encore cette sensation de colère et une envie de meurtre. Pourquoi Dieu a-t-il inventé les poufs ? Il faut toujours des filles pour nous les briser. Même en étant bi cela arrive encore. Mais où va le monde ?


Je cherche Andréas depuis plusieurs minutes. On a besoin de parler, de choses sérieuses en plus. Mais c'est toujours quand j'ai besoin de lui qu'il n'est pas là. Pire qu'une fille ! Je croise certain de ses potes, mais ils ne l'ont pas vu. Je suis blasé. Je vais devant le portail, il ne fume pas. Devant tous les chiottes, pas d'envie présente non plus. Bordille va ! Si dans cinq minutes, je ne le trouve pas, qu'il aille se faire voir. Lui et sa belle gueule.
Mais, j'entends enfin sa voix, dans un coin derrière le lycée. Là où les gens vont généralement se saouler la gueule. Si c'est son cas, il ira également se faire voir !
Je m'avance et le voit. Mais je me coupe net quand j'aperçois Jordan et Otto avec lui. Des sentiments et souvenirs remontent... Andréas se retourne quand il m'entend arriver. Il n'a pas l'air heureux de me voir...


Andréas (fermement) : « Tu veux quoi ? »
Bill : « On pourrait parler deux secondes ? »
Andréas : « Ouais stu veux... Vas-y ! »
Bill (perturbé) : « Non mais seul à seul »

Otto siffle comme un con. Jordan ricane. Andréas lui est impassible. Il daigne enfin s'avancer vers moi mais il n'est pas très motivé. Je lui souris pour tenter une approche, il ne réagit pas d'un poil.

Bill : « Merci... »
Andréas : « Ouai c'est ça... (se retournant) On se retrouve dans le lycée, à l'endroit habituel. »

Il arrive à mon niveau et on commence à partir. Juste quand je me retourne, Jordan siffle à son tour, comme les gars qui acclament les filles à la plage. Qu'il est nul... Mais le reste à venir est pire.

Jordan (riant) : « C'est qu'elle a un beau cul la tarlouze ! »

Je vais pour répondre quelque chose mais Andréas est déjà sur lui, à le menacer de son poing.

Andréas (cruellement) : « Parle pas comme ça à mon mec, sinon je t'explose ! »

Il le lâche et nous partons. Enfin un sourire échangé.
On se rend dans une ruelle à côté du lycée. Je réfléchie à ce que je veux lui dire. Mais je n'en ai pas le temps. Il me plaque contre le mur et il m'embrasse sauvagement, m'empoignant les deux mains. Il me fait mal cet empaffé. Pourtant son regard à la fin du baiser est calme et serein.


Andréas : « Désolé pour hier soir, j'ai pas été cool, tu voulais du réconfort et moi j'ai pensé qu'au cul, je suis désolé. »
Bill (posant sa tête sur son épaule) : « Je n'attendais que ça... »

On reste là tous les deux. A profiter de ce rare moment de tendresse. Même si, ce n'est pas exactement ce que je voulais.

Je suis vidé ! Mais dans tous les sens du terme ! On dirait un vieux vautré sur son fauteuil, sauf que là c'est un banc. Véroniqua est à côté de moi, elle sourit en noyant son regard sur moi. En clair, elle m'admire ! Gustav et Georg la regarde amusés, c'est sûr qu'elle est drôle à voir.

Georg : « Tu sais Véro ! Je suis beaucoup plus doué que Tom ! »
Veroniqua : « C'est impossible ! Tom s'est le meilleur coup de la terre ! »
Gustav (se moquant) : « Ne t'inquiètes pas Georg, tu passes en second ! »
Veroniqua (outrée) : « Non ! Avant il y a le beau Bill ! »
Gustav : « En troisième alors ! »
Veroniqua : « Non ! N'oublie pas Andy ! »
Gustav : « En cinquième alors ! »
Georg (blasé) : « Eh t'as oublié le quatrième ! »
Veroniqua (yeux dans les yeux avec Gustav) : « Non ! Avant il y a Gustav ! »

Je les entends éclater de rire mais je n'y participe pas. Andréas est dans ma ligne de mire avec Jordan et Otto. Ils viennent vers nous morts de rire. Ils s'arrêtent à cinq mètres de moi, ils ne m'ont pas vu. J'entends très bien leur voix.

Andréas : « T'as bien suivit le plan Jordan ! Siffler et parler de son cul pour que je le défende et qu'il voit en moi, le copain parfait, digne d'un grand stratagème ! »
Jordan (fièrement) : « Merci ! Merci ! Tu as bien pu profiter alors ! »
Andréas : « Tu peux le dire ! Je n'aime pas que l'on me résiste ! »

Je me tourne vers Gustav et Georg. Ils sont outrés, moi je suis surtout hors de moi. On se regarde et on se lève synchroniquement.

Tom : « Je peux lui casser la gueule là, vous ne m'arrêterais pas ? »
Gustav : « Non te gênes surtout pas ! On s'occupe des deux autres Georg ? »
Georg : « Avec plaisir ! »

On avance tous les trois vers eux. Digne des boy's band des années 80. Les cheveux dans le vent et la démarche fière. Une fois devant eux, on n'attend pas plus longtemps. J'attrape Andréas et le balance au sol. J'entends les mêmes bruits derrière moi. Mais je n'en ai pas fini avec le pseudo gay Andréas...
Les gens se sont agglutinés derrière nous. C'est plus très joli à voir. Otto et Jordan ne bougent plus. Ils sont complètement défoncés. Ils n'y sont pas allés doucement les deux G ! J'en ai presque peur. Andréas n'est pas mal non plus. Il est debout mais il vacille. C'est le plus beau portrait que j'ai fait de ma vie !


Tom : « Tu vois Andy, on a le style où on ne l'a pas ! Tu as voulut jouer avec moi, voilà le résultat ! Tu ressembles à une loque au milieu de la cours ! C'est du propre ! »
Andréas (essayant de parler) : « Ok, j'ai déconné... »
Tom : « C'est maintenant que tu t'en rends compte ?! Avec moi, tu avais tout, les filles, du sexe, du shit, de la drogue ! Là, tu n'as plus rien ! »
Andréas (souriant) : « Si j'ai Bill ! »

J'ouvre les yeux surpris. Il marque un point. Lui il a Bill... Je le veux moi aussi ? Pas le temps de réfléchir !

Andréas : « Et quand il va savoir que tu m'as frappé sans raisons, juste pour t'éclater, il ne va pas être content ! »
Tom : « T'en es sûr ?! »
?? : « Moi j'en suis sûr... »

Je me retourne sur cette voix. Bill me regarde. Je trésaille. Pourquoi arrive t'il maintenant ? Pourquoi n'as t'il pas tout entendu ? Moi, il ne me croira pas. Ca se voit dans ses yeux. Il est déçu, triste et en colère. Je me sens mal face à tout ça. La même sensation que lorsque j'étais plus jeune et que je faisais du mal à une personne que j'aimais tant... J'aime Bill alors ?

Bill : « Tu me déçois Tom... Je pensais que tu pouvais être quelqu'un de bien... »
Tom (se justifiant) : « Mais je n'ai rien fait ! C'est lui qui te mène en bateau ! »
Bill (criant) : « Arrêtes de mentir ! »
Tom : « Mais Bill, tu es trop con sur ce coup ! »
Bill : « Ta gueule ! »

Il s'est rapproché de moi je ne sais pas quand. Il est dans une colère noir. Sauve qui peu. Je n'ai pas le temps de répondre à son injure, qu'il me colle une nouvelle droite dans la tronche. Je me casse pratiquement la gueule au sol. Et là c'est à moi de m'énerver. Il ne me mettra pas encore plus la honte au lycée. Je lui rends son coup encore plus fort. Il tombe par terre, ça doit faire mal au cul. Mais il doit avoir l'habitude !

Tom (méchamment) : « Tu n'as que ce que tu mérites sale tapette ! »

Je suis en parfaite extase. Il est par terre et les gens rigolent comme pour me soutenir. Cependant, je suis vite refroidie. Bill se relève, nettoie son slim plein de terre et relève la tête. Il saigne de la lèvre inférieure, elle semble bien ouverte. Mais ce n'est pas le plus choquant, ses yeux se sont remplis d'un liquide transparent, des larmes. Il me fixe dans les yeux et pleure silencieusement. Je sens dans ce regard qu'il n'a pas mal physiquement mais mentalement. Je lui ai fait du mal. Je lis dans ses yeux qu'ils me détestent. Il part en courant vers la sortie du lycée. Andréas le suit du regard avant de me fixer d'un air content et satisfait. Il a eu ce qu'il désirait. Eloigner Bill de moi... La foule qui m'entourait se disperse. Ceux qui voulaient voir l'affrontement partent déçus. Celles qui me tenaient compagnie avant la dispute ont disparu. Tout le monde se mélange sauf moi. Je reste seule, les bras ballants, le regard dépité et une profonde détresse et tristesse en moi. Cela ne sert à rien de changer, le naturel revient toujours au galop. Surtout quand les sentiments s'en mêlent. Parfois ils nous font faire des choses contre notre gré. La haine peut augmenter et déborder pour tout casser sur son passage. Tout ça à cause d'un sentiment qu'on appelle l'amour...

Mais je ne laisserais pas tout se briser. Je ne le laisserais pas m'échapper. Je ressens en moi comme un changement, une libération, un déclic. Je comprends tout. Mes désirs, mes peurs, mes actions mais surtout mes sentiments toujours refoulés. Même les c½urs les plus secs peuvent un jour tomber amoureux. Attends-moi Bill, je viens te chercher...
----------------------------------
Heureuses??!!! Moi je l'aime bien celui-là! Suspens Powaa XD ! A mercredi! Ou qui sait? Peut-être avant!

La suite dans 194 coms

# Posté le samedi 26 janvier 2008 11:24

Modifié le mercredi 17 décembre 2008 16:16